Infographie : Sarkozy en chiffres, «Cinq années qui ont abimé la France.»

Le bilan du président sortant est accablant. Inégalités salariales, chômage, logement, précarité, création de nouvelles taxes, croissance, déficit commercial, dette, santé et éducation.

De 2007 et ses promesses de candidat non tenues à aujourd’hui, c’est le quinquennat de la dégradation sans précédent du quotidien des Français qui s’achève. C’est tout un pays qui est à reconstruire.

Sarkozy en chiffres, «Cinq années qui ont abimé la France.»

 

"Le changement c'est maintenant !"

francois-hollande-2012Je suis candidat à l’élection présidentielle pour redonner à la France l’espoir qu’elle a perdu depuis trop d’années. Les Français souffrent. Ils souffrent dans leurs vies : le chômage est au plus haut parce que la croissance est au plus bas ; la hausse des prix et des taxes ampute leur pouvoir d’achat ; l’insécurité est partout ; leurs emplois s’en vont au gré des fermetures d’usines et des délocalisations industrielles ; l’école, l’hôpital sont attaqués et n’assurent plus l’égalité entre citoyens ; l’avenir semble bouché pour eux et pour leurs enfants ; la jeunesse se désespère d’être maintenue en lisière de la société. Les Français souffrent aussi dans leur âme collective : la République leur paraît méprisée dans ses valeurs comme dans le fonctionnement de ses institutions, le pacte social qui les unit est attaqué, le rayonnement de leur pays est atteint et ils voient avec colère la France abaissée, affaiblie, abîmée, «dégradée».

La dépression économique est là, l’angoisse sociale est partout, la confiance nulle part. J’affirme avec netteté où se situent les responsabilités. Certes, depuis 2008, il y a la crise. Elle est le produit de la mondialisation débridée, de l’arrogance et de la cupidité des élites financières, du libéralisme effréné, sans oublier l’incapacité des dirigeants européens à dominer la spéculation. Il y a surtout les politiques injustes et stériles menées depuis dix ans, les fautes économiques et morales de ce dernier quinquennat. Il y a donc la responsabilité personnelle de celui qui est au sommet de l’Etat depuis cinq ans.

Un mandat se juge sur ses résultats, une politique sur sa cohérence, un caractère sur sa constance. Comme les choses seraient faciles si l’échec devenait une excuse, si l’expérience - même malheureuse - devenait une justification opportune de poursuivre et l’abandon des promesses, une preuve de courage ! Et pourtant, telle est l’ultime contorsion tentée par le président sortant : incapable de trouver une issue à la crise de la zone euro après seize «sommets de la dernière chance» en à peine deux ans, il voudrait qu’on lui laisse encore le temps d’y porter remède, sans qu’il nous indique - hormis la rédaction d’un nouveau traité européen - ce qui serait de nature à le voir réussir là où il a échoué. Impuissant face à la montée du chômage, le voilà qui convoque une ultime réunion avec les partenaires sociaux pour nous dire qu’il faut traiter avec plus de considération les demandeurs d’emploi. Indifférent aux creusements des inégalités après avoir multiplié les indulgences aux plus fortunés, il annonce, comme pour retrouver une soudaine vertu, qu’il taxera les transactions financières sans nous préciser quand - et comment le pourrait-il dès lors que la décision lui échappe dans son exécution ?

La mystification est grossière. Je ne la sous-estime pourtant pas. Une campagne électorale est un moment particulier, où bien des choses peuvent être dites, bien des mensonges proférés, bien des paradoxes présentés comme des vérités de bon sens. J’entends déjà les lieutenants paniqués de Nicolas Sarkozy prétendre que dans la tempête il ne serait pas sage de changer le capitaine. Ce qui prête à sourire quand le navire s’est échoué. Et bientôt, il ne lui restera plus qu’à proclamer qu’il a changé, que les événements l’ont changé, que la fonction l’a changé, que l’échec l’a changé… Posons d’ores et déjà la bonne question à ce sujet : plutôt que de reconduire un président qui aurait tellement changé, pourquoi ne pas changer de président, tout simplement ?

C’est cette responsabilité qui m’incombe. Celle de permettre le changement. Un vrai changement. Ce n’est pas ici le lieu d’analyser ce qu’aura été ce quinquennat. Disons simplement que ces cinq années auront été la présidence de la parole et, lui, le président des privilégiés. Voilà la page que je veux tourner. Je mesure la difficulté de la tâche qui m’attend si vous m’accordez votre confiance. Le redressement de nos comptes publics comme celui de notre appareil productif sera long. La reconquête de notre souveraineté financière exigera des efforts considérables et surtout de la justice. Le retour de la confiance appellera une politique qui mobilisera les Français autour de l’avenir : l’éducation, la recherche, la culture, la transition énergétique et écologique.

Je sais aussi nos atouts. Nous sommes un grand pays disposant d’immenses savoir-faire, de remarquables entreprises, d’une recherche féconde, de services publics de grande qualité, d’une démographie dynamique, d’une épargne abondante, d’un attachement profond aux valeurs de la République. Nos ouvriers, nos techniciens, nos ingénieurs, nos chercheurs, nos savants, nos fonctionnaires sont parmi les meilleurs du monde. La productivité de notre travail est une des plus élevées de toutes les économies développées. Notre vie intellectuelle et artistique demeure une des plus riches et suscite toujours l’admiration des peuples.

Cent dix jours nous séparent du premier tour de l’élection présidentielle. Ce scrutin interviendra dans un contexte que rarement notre pays aura connu depuis le début de la Ve République. La France a pourtant traversé bien des épreuves en un demi-siècle : des crises économiques, de graves mouvements sociaux, de véritables ruptures civiques aussi. Mais en 2012 le choix que vous aurez à faire sera décisif. Décisif, il le sera pour vous, pour vos enfants, pour l’avenir de votre patrie, pour l’Europe aussi, qui attend et espère entendre à nouveau la voix de la France, une France dont elle a besoin pour retrouver un projet et un destin.

Pour la première fois depuis longtemps dans notre histoire nationale, ce choix dépassera, et de loin, les seules questions politiques et partisanes. Comme en 1981, comme en 1958, ce qui est en jeu dans cette élection et dans le choix que feront les Français, c’est plus que la seule élection d’un président, plus que la désignation d’une majorité, plus que l’orientation d’une politique : c’est l’indispensable redressement de la Nation. Ce redressement est possible. Pour le réussir, quatre principes m’inspireront.

La vérité : je ne serai pas le président qui viendra devant vous six mois après son élection pour vous annoncer qu’il doit changer de cap, qui reniera ses promesses faisant mine de découvrir que les caisses sont vides. Les Français sont lucides, ils savent que nous aurons besoin de temps, qu’il faudra faire des efforts à condition qu’ils soient partagés ; mais ils préfèrent des engagements forts sur l’essentiel à un catalogue de propositions.

La volonté : il en faudra pour rétablir les comptes publics, pour relancer la croissance, pour soutenir les emplois. Il en faudra pour redonner confiance aux entrepreneurs, aux salariés, aux fonctionnaires, aux chercheurs. Il en faudra pour réduire les inégalités, répartir différemment les richesses. Il en faudra aussi pour réussir la transition énergétique. Il en faudra surtout pour maîtriser la finance.

La justice : la justice, c’est un impôt équitablement réparti selon les capacités de chacun. La justice, c’est une société qui ne tolère aucun privilège. La justice, c’est ne reconnaître que la seule valeur du mérite. La justice, c’est une école qui accorde la même attention à chaque enfant. La justice, ce sont des soins accessibles à tous. La justice, c’est de pouvoir vivre de son travail. La justice, c’est pouvoir profiter d’un vrai repos après des années de labeur. La justice, c’est vivre en paix et en sécurité partout. La justice, c’est une société qui fait sa place à sa jeunesse.

L’espérance : je veux retrouver le rêve français. Celui qui permet à la génération qui vient de mieux vivre que la nôtre. Celui qui transmet le flambeau du progrès à la jeunesse impatiente, celui qui donne à la Nation sa fierté d’avancer, de dépasser ses intérêts et ses catégories d’âge et de classes pour se donner un destin commun, qui nous élève et nous rassemble. Cette espérance n’est pas vaine. Elle est le fil qui renoue le récit républicain.

Je sais que beaucoup d’entre vous se demandent si notre pays a encore le choix de son destin ou s’il est condamné à appliquer un programme décidé ailleurs ou dicté par les marchés financiers. Beaucoup doutent de notre capacité collective à décider de notre avenir, et de notre liberté de nous mettre en mouvement selon nos valeurs et notre modèle social. Beaucoup s’interrogent sur la réalité de notre souveraineté. A tous ces Français, je veux dire : oui, nous pouvons, même dans une économie mondialisée, maîtriser notre destin. Nous le pouvons en comptant d’abord sur nos propres forces, et en agissant au niveau de l’Europe, à condition que celle-ci soit réorientée. Ce sera une des responsabilités principales du prochain chef de l’Etat. Nous sommes capables de nous dépasser chaque fois que nous nous mobilisons sur une cause qui nous rend fiers. La France est un grand peuple, capable du meilleur s’il retrouve la confiance en lui, la confiance en l’Etat et en celui qui l’incarne.

Je veux aussi combattre ce scepticisme qui mine la démocratie, lever ce doute qui ronge les esprits quant à notre capacité à vivre ensemble. Je veux rappeler que la gauche et la droite, ce n’est pas la même chose. Il peut y avoir des défis incontournables. Il n’y a jamais une seule politique possible pour les relever. Le prétendre est un leurre ; pire, un mensonge. L’élection présidentielle qui vient sera le moment de la confrontation démocratique, celles des idées, des projets, des visions de la France et de l’Europe, des femmes et des hommes aussi. Je n’ignore rien des tentations d’électeurs souvent issus des classes populaires pour l’extrême droite. Ma campagne sera aussi tournée vers eux. Je leur parlerai net. J’entends leur colère et leur désarroi. Et je leur démontrerai que l’extrémisme, outre qu’il n’apporterait aucune solution à leurs difficultés, n’est pas digne des valeurs de notre pays. Plus que l’irréalisme des positions économiques du Front national ou l’illusion d’un repli derrière des barrières devenues des barbelés, c’est la violence sociale et la vindicte ethniciste qui menaceraient la République. C’est un des enjeux de ce scrutin.

Enfin, je respecte profondément toutes les candidatures de la gauche comme celle des écologistes. Elles peuvent marquer des orientations, affirmer des exigences, ouvrir des alternatives, susciter des débats, mais ce n’est pas faire preuve d’une quelconque prétention hégémonique que de penser qu’il sera difficile pour l’une d’entre elles d’être présente au second tour. Dès lors, il me revient d’incarner l’alternance et de permettre le changement. Rien n’est acquis. Beaucoup va dépendre de la gauche, de son esprit de responsabilité, de son courage, de sa cohérence, de son audace. Mais aussi de la force de ma propre candidature. J’aurai à affronter la droite accrochée à son pouvoir et liée aux puissances de l’argent, je resterai proche de vous pour porter une grande ambition collective : celle de renouer avec l’esprit de justice et l’idée de progrès.

Comme il y a trente et un ans, avec François Mitterrand, si nous savons nous en montrer dignes c’est vers nous que les Français vont se tourner le printemps prochain. C’est vers moi qu’ils porteront leurs suffrages et leur confiance, c’est à moi qu’ils confieront la responsabilité de diriger le pays. J’y suis prêt.

François Hollande

 

Résister aux sirènes du FN

Jean-Marie Le Pen sera dans le Gard dimanche pour lancer la campagne du Front National lors d’un banquet. Si le président d’honneur du Front national, qui fera peu de déplacements pour les présidentielles, vient par opportunisme dans le Gard, c’est qu’il a bien lu les derniers résultats des cantonales où bon nombre de candidats FN se sont retrouvés au second tour face aux candidats de gauche. Cette visite ne peut pas laisser indifférents tous ceux qui sont attachés aux valeurs de la République. Le PS gardois dénonce l’attitude du FN qui voudrait exploiter les difficultés que rencontrent les Français  mais dont les mauvaises solutions sont soit irréalistes, soit dangereuses, voire dévastatrices pour notre société. On ne bâtit rien en faisant campagne sur la désespérance.
Le Gard n’a pas oublié que St Gilles fut la première commune gérée par un maire FN, expérience qui n’a pas duré plus de trois ans, faisant une bien triste démonstration, comme à Vitrolles, à Toulon…
Contrecarrer le populisme du FN et ses mauvaises solutions, ce n’est pas nier la réalité de ce que vivent nos concitoyens mais rejeter les exploitations dangereuses qu’il en fait.
Notre Pays a besoin d’apaisement, de justice, de sécurité, de cohésion, d’éducation mais pas de haine. C’est d’espoir dont notre Pays a besoin, et c’est ce que propose François Hollande : le changement, c’est maintenant !
Les Français savent ce qu’il adviendrait de notre modèle républicain, de notre modèle éducatif, de notre modèle social, si le parti frontiste parvenait un jour au pouvoir. Face à l’adversité, aux menaces, au péril, les Gardois ont toujours su se rassembler : ils ne seront pas dupes et sauront résister aux sirènes du FN.

Comité de campagne de François HOLLANDE,
Le mandataire : Damien ALARY

 

Communiqués de presse

Résister aux sirènes du FN

Jean-Marie Le Pen sera dans le Gard dimanche pour lancer la campagne du Front National lors d’un banquet. Si le président d’honneur du Front national, qui fera peu de déplacements pour les présidentielles, vient par opportunisme dans le Gard, c’est qu’il a bien lu les derniers résultats des cantonales où bon nombre de candidats FN se sont retrouvés au second tour face aux candidats de gauche. Cette visite ne peut pas laisser indifférents tous ceux qui sont attachés aux valeurs de la République. Le PS gardois dénonce l’attitude du FN qui voudrait exploiter les difficultés que rencontrent les Français  mais dont les mauvaises solutions sont soit irréalistes, soit dangereuses, voire dévastatrices pour notre société. On ne bâtit rien en faisant campagne sur la désespérance.
Le Gard n’a pas oublié que St Gilles fut la première commune gérée par un maire FN, expérience qui n’a pas duré plus de trois ans, faisant une bien triste démonstration, comme à Vitrolles, à Toulon…
Contrecarrer le populisme du FN et ses mauvaises solutions, ce n’est pas nier la réalité de ce que vivent nos concitoyens mais rejeter les exploitations dangereuses qu’il en fait.
Notre Pays a besoin d’apaisement, de justice, de sécurité, de cohésion, d’éducation mais pas de haine. C’est d’espoir dont notre Pays a besoin, et c’est ce que propose François Hollande : le changement, c’est maintenant !
Les Français savent ce qu’il adviendrait de notre modèle républicain, de notre modèle éducatif, de notre modèle social, si le parti frontiste parvenait un jour au pouvoir. Face à l’adversité, aux menaces, au péril, les Gardois ont toujours su se rassembler : ils ne seront pas dupes et sauront résister aux sirènes du FN.

Comité de campagne de François HOLLANDE,
Le mandataire : Damien ALARY

Accident nucléaire à Marcoule : une exigence de transparence et de vérité

Un four a explosé ce matin dans l'usine de retraitement de déchets nucléaires CENTRACO exploité par la société SOCODEI, basée à Marcoule. L'explosion a tué un homme, retrouvé carbonisé et en a blessé quatre autres, dont un très grièvement. Les secours sont en état d’alerte, sans que l’on sache si des fuites radioactives sont à craindre, ni l’ampleur réelle de l’accident. Les socialistes du Gard présentent leurs condoléances aux proches de la victime et espèrent un rétablissement rapide des blessés. Selon les premières informations de l'ASN, il s'agit d'une explosion d'un four servant à fondre les déchets radioactifs métalliques de faible et très faible activité. Deux heures après les faits, la division de Marseille de l'ASN indiquait n'avoir toujours pas de responsable disponible sur place pour répondre aux inquiétudes des riverains, et conseillait de "rappeler plus tard". Face à l'urgence de l'événement et de la nécessité d'informer rapidement les habitants inquiets, la fédération du Gard du PS demande la plus grande transparence sur la situation et les conséquences environnementales et sanitaires de cet incident. Depuis la terrible catastrophe de Fukushima, l'État n'a cessé d'afficher la volonté d'une plus grande transparence : que les autorités compétentes en fassent immédiatement la preuve.
Pour les socialistes, la question de la transition énergétique sera posée dès 2012 dans le cadre d’un vaste débat national.

Alain Taissère, premier secrétaire fédéral

Nicolas Cadène, n°2, chargé de la coordination

Katy Guyot, chargée de la communication.

Le gouvernement de Nicolas Sarkozy veut appliquer la double peine aux "privilégiés" du RSA

Comment un ministre de la République, en l'occurrence Laurent Wauquiez, peut-il lancer une proposition aussi indigne que révoltante concernant les bénéficiaires des minimas sociaux ? Après s’être attaqué dans les conditions que l’on sait aux sans papiers et aux Roms, voilà que le gouvernement de Nicolas Sarkozy veut appliquer la double peine aux "privilégiés" du RSA.
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Carte scolaire du Gard

« Une société juste, c’est une société qui donne sa chance à chacun, d’abord par l’éducation et le soutien à la jeunesse ».
Extrait du projet socialiste
Le Parti socialiste gardois dénonce avec la plus grande vigueur les mesures prises par le gouvernement pour supprimer 16 000 nouveaux postes de fonctionnaires de l’éducation nationale. Elles se traduisent dans notre département par la suppression nette de 23 classes.
Lire la suite...

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